Le 14 mai 2026, le National Tripartite Council (NTC) — l’instance réunissant gouvernement, patronat et syndicats à Maurice — a tenu sa première session de travail sur une série de réformes du droit du travail. Parmi les sujets abordés : la possibilité de réduire la semaine de travail légale à 40 heures, contre 45 heures aujourd’hui dans la plupart des secteurs.
Il s’agit pour l’instant de discussions préliminaires. Rien n’est adopté. Le ministre du Travail, Reza Uteem, a lui-même qualifié les échanges de « préliminaires », et les discussions devraient se poursuivre dans les prochaines semaines pour évaluer les implications économiques et sociales.
Ce que prévoit le débat
Deux mesures sont sur la table :
- Réduire la semaine légale de 45h à 40h — sans réduction de salaire
- Étendre certaines protections du Workers’ Rights Act aux salariés gagnant plus de Rs 50 000/mois (environ 1 000 €), qui en sont actuellement exclus
Aujourd’hui, la durée légale du travail à Maurice est de 45 heures par semaine. Dans la pratique, beaucoup de salariés travaillent entre 45 et 48 heures selon les secteurs.
Pourquoi c’est notable pour les Français
En France, la durée légale est de 35 heures avec des RTT. Arriver à Maurice, c’est intégrer un marché du travail où 45h est la norme légale — et souvent dépassée en pratique. Si la réforme à 40h aboutissait, ce serait un premier rapprochement avec les standards européens.
Mais restons factuels : en mai 2026, la semaine de 40h n’est pas encore en vigueur à Maurice. C’est une piste en cours d’étude.
À suivre
Le NTC doit se retrouver dans les prochaines semaines pour affiner les discussions. Nous mettrons cet article à jour dès que des décisions concrètes seront prises.
Source : Le Mauricien, 14 mai 2026 — National Tripartite Council : vers une révolution du travail ?