Non. Maurice ne prélève ni droits de donation, ni droits de succession, ni impôt sur les transmissions. Transmettre un patrimoine de son vivant ou à son décès n’entraîne aucune imposition mauricienne. La vigilance se déplace alors entièrement du côté français, où les règles continuent de s’appliquer.
Aucune fiscalité de la transmission
Il n’existe à Maurice ni droits de succession, ni droits de donation, ni impôt sur les
transmissions à titre gratuit. Donner de son vivant ou transmettre à son décès ne
déclenche aucune imposition locale.
C’est une différence de nature avec la France, où la transmission est l’un des faits générateurs
d’imposition les plus lourds. Cette absence explique une bonne part de l’attrait de l’île pour les
patrimoines familiaux.
Le vrai sujet est français, pas mauricien
Et c’est là que l’affaire se complique. La fiscalité française des successions et donations ne
dépend pas seulement du lieu de résidence du donateur : la résidence du bénéficiaire, la
localisation des biens et la durée d’expatriation entrent en jeu. Un enfant resté résident
français peut se voir imposer sur ce qu’il reçoit, même d’un parent installé à Maurice depuis des
années.
Autrement dit, l’absence de droits mauriciens ne règle rien à elle seule. Une transmission se
prépare avec un conseil qui maîtrise les deux systèmes, idéalement plusieurs années à l’avance.
Pour aller plus loin
- Quel est le taux d’impôt sur le revenu à Maurice ?
- Comment obtenir un Premium Visa à Maurice ?
- Fiscalité pour digital nomads à Maurice
Sources
- PwC, Worldwide Tax Summaries — Mauritius, Individual, Other taxes — taxsummaries.pwc.com (consulté le 11 août 2026)