183 jours de présence à Maurice au cours de l’année fiscale suffisent à faire de vous
un résident fiscal mauricien. Un second critère existe : 270 jours cumulés sur l’année en cours et
les deux précédentes. Un troisième joue sur le domicile. Ces trois critères sont alternatifs — un
seul suffit.
Les trois critères de la loi
La règle ne se trouve pas dans une brochure mais dans la loi elle-même : la
section 73 de l’Income Tax Act 1995. Elle définit un résident, pour une année de
revenu donnée, comme une personne qui remplit l’une des conditions suivantes.
| Critère | Détail |
|---|---|
| Le domicile | avoir son domicile à Maurice, sauf si votre résidence permanente se situe hors de Maurice |
| Les 183 jours | avoir été présent à Maurice, sur l’année fiscale, pendant 183 jours ou plus, en une ou plusieurs fois |
| Les 270 jours | avoir été présent à Maurice sur l’année fiscale et les deux précédentes, pour un total d’au moins 270 jours |
Le mot important est « ou ». Ces critères ne se cumulent pas : remplir un seul d’entre eux
suffit à vous rendre résident fiscal mauricien.
Le piège du calendrier
C’est l’erreur la plus fréquente chez les nouveaux arrivants : l’année fiscale
mauricienne n’est pas l’année civile. Elle court du 1er juillet au 30 juin.
Les 183 jours se comptent donc sur cette période-là. Quelqu’un qui s’installe en septembre et
raisonne en année civile peut se croire en dessous du seuil alors qu’il l’a franchi.
Le second critère, celui des 270 jours sur trois ans, mérite aussi l’attention de ceux qui font
des allers-retours : il attrape les situations de présence régulière mais jamais majoritaire.
Environ 90 jours par an sur trois ans y suffisent.
Résident à Maurice ne veut pas dire non-résident en France
Devenir résident fiscal mauricien ne vous fait pas automatiquement sortir de la résidence
fiscale française. La France applique ses propres critères, et il est parfaitement possible d’être
considéré comme résident par les deux pays en même temps. C’est alors la convention fiscale entre
la France et Maurice qui départage, selon une série de critères hiérarchisés — foyer permanent,
centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité.
Ce point ne se règle pas en lisant un article : il dépend de votre situation familiale,
patrimoniale et professionnelle. C’est exactement le genre de dossier où une consultation vaut son
prix, parce qu’une erreur d’appréciation se paie en redressement.
Ce que la résidence fiscale change concrètement
Elle détermine où vous déclarez, à quel barème vous êtes imposé, et quels revenus entrent dans
l’assiette. Le barème mauricien et ses trois tranches, le traitement des revenus de source
étrangère, l’accès aux conventions : tout découle de ce statut. C’est la première question à
régler avant de s’installer, pas la dernière.
Pour aller plus loin
- Quel est le taux d’impôt sur le revenu à Maurice ?
- Comment obtenir un Premium Visa à Maurice ?
- Fiscalité pour digital nomads à Maurice
- Loi des finances 2025-2026 : ce que chaque expatrié doit savoir
Sources
- The Income Tax Act 1995, section 73 « Definition of residence », texte consolidé à mai 2026, publié par la Mauritius Revenue Authority — mra.mu (consulté le 11 août 2026)
- PwC, Worldwide Tax Summaries — Mauritius, Individual, Residence — taxsummaries.pwc.com (consulté le 11 août 2026)