En général oui, et d’autant mieux qu’ils sont jeunes. Le climat, la vie dehors, l’accueil mauricien envers les enfants et la présence du français facilitent beaucoup les choses. L’adaptation est plus délicate à l’adolescence, et la question du lycée puis des études supérieures se pose tôt.
Ce qui facilite
- La langue. Le français est partout, et l’école française est accessible — le
choc linguistique est bien moindre que dans une destination anglophone - Le mode de vie. Jouer dehors toute l’année, la mer à proximité, des activités
sportives nombreuses - L’accueil. La société mauricienne est très accueillante envers les enfants,
dans les lieux publics comme dans les familles - La communauté. D’autres familles expatriées, des repères rapides
Ce qui complique
L’âge. L’adaptation est quasi immédiate en maternelle et en primaire. À
l’adolescence, quitter ses amis pèse beaucoup plus lourd, et l’intégration prend plus de
temps.
La taille de l’île. Un adolescent qui trouve peu d’affinités a moins
d’échappatoires qu’en métropole.
Les trajets. Si l’école est loin, les copains le sont aussi — les
sorties spontanées deviennent impossibles sans parent-chauffeur.
Le sujet à anticiper : le lycée
Les établissements français du nord s’arrêtent au collège. Le lycée implique de rejoindre
Curepipe ou Moka, au centre. Pour une famille installée sur la côte, c’est une contrainte
sérieuse, à envisager plusieurs années à l’avance.
Ce qui fait la différence
Une activité extrascolaire mixte, fréquentée par des enfants mauriciens. C’est
de loin le meilleur accélérateur d’intégration — et ce qui distingue un enfant qui vit à Maurice
d’un enfant qui y séjourne.