Les billets d’avion pour la famille, les frais de scolarité privée, l’assurance santé internationale, la voiture — beaucoup plus chère qu’en Europe —, l’entretien d’une maison sous climat tropical, et les allers-retours en France qu’on n’avait pas budgétés. Ce sont eux qui font dérailler les budgets, pas le loyer.
Les postes qu’on oublie systématiquement
Les billets d’avion. Une famille de quatre qui rentre une fois par an aux
vacances scolaires : c’est un poste à quatre chiffres, sur des périodes où les tarifs sont les
plus élevés.
L’école. Si vous scolarisez dans le réseau français ou international, les
frais annuels par enfant pèsent lourd, et ils augmentent avec le niveau.
La santé privée. L’accès public est gratuit pour les résidents, mais la
quasi-totalité des expatriés doublent d’une assurance — et les cotisations montent avec l’âge.
La voiture. La fiscalité automobile mauricienne rend les véhicules nettement
plus chers qu’en Europe, à l’achat comme à l’entretien.
Les coûts du climat
Sous climat tropical, tout vieillit plus vite : corrosion, humidité, moisissures, climatisation
qui tourne, piscine à entretenir, jardin qui pousse toute l’année. Ce sont des dépenses
récurrentes que personne n’anticipe.
Les coûts de démarrage
- Caution et loyers d’avance, souvent trois mois d’un coup
- Équipement du logement, si la location est vide
- Déménagement ou rachat sur place
- Honoraires de conseil pour le permis et la fiscalité
- Double loyer pendant la transition
Le coût invisible
Le temps. Trajets aux heures de pointe, démarches administratives, files d’attente : une
expatriation consomme des heures qui n’apparaissent dans aucun budget.
La règle de prudence
Prévoyez une réserve de sécurité couvrant plusieurs mois de dépenses. Elle
absorbe le décalage entre le moment où l’on paie tout et celui où les revenus se stabilisent.