Oui, rien ne vous oblige à le fermer. En pratique, votre banque française le requalifiera généralement en compte de non-résident, avec une tarification différente et parfois des services en moins. Beaucoup d’expatriés conservent un compte en France pour leurs revenus et leurs charges restées sur place.
Aucune obligation de fermer
Quitter la France ne vous impose pas de solder vos comptes. Vous pouvez parfaitement conserver
votre banque française après votre installation à Maurice, et c’est même souvent recommandé si
vous gardez des attaches : un bien loué, une pension, des prélèvements, des enfants aux études.
Le changement de statut du compte
Ce qui change, c’est le statut. En informant votre banque de votre départ — et vous devez
l’informer — le compte bascule généralement en compte de non-résident. Les
conséquences varient d’un établissement à l’autre : tarification spécifique, accès restreint à
certains produits d’épargne réglementée, conditions différentes pour le crédit.
Certaines banques acceptent mal les clients non-résidents et ferment le compte. D’autres
disposent d’un service dédié à l’international. Cela vaut la peine de poser la question avant de
partir, plutôt que de découvrir la réponse une fois installé.
Ne pas déclarer son départ est une mauvaise idée
Certains conservent leur adresse française pour éviter le changement de statut. C’est une
fausse bonne idée : les administrations fiscales échangent automatiquement les informations
bancaires, et une domiciliation de complaisance fragilise précisément le point le plus sensible de
votre dossier — la réalité de votre expatriation.
Garder les deux, la solution la plus courante
La configuration la plus fréquente chez les expatriés : un compte mauricien pour la vie
courante et les revenus locaux, un compte français pour ce qui reste en France. Les frais de
change et de virement international deviennent alors un poste à surveiller, car ils s’accumulent
discrètement.